West Forever, le leader mondial du voyage en HD, innove à nouveau en organisant le premier run sur le continent australien. Découvrez un circuit taillé sur mesure pour tous ceux qui veulent en découdre une fois pour toutes avec l’aventure et les grands espaces.
C’est le 5 avril que nous récupérons nos motos. 12 Harley flambant neuves qui ne montreront aucune défaillance pendant 7 000 km. Aujourd’hui et demain, nous sommes sur la Great Ocean Road ! Est-ce la plus belle route du monde ? Les Australiens le prétendent. En tous cas, nous succombons au charme. A gauche, la mer de Tasmanie, à droite des collines douces, des forêts et des prairies. Sous nos pneus, un ruban d’asphalte comme déroulé pour nous et qui sillonne en de doux virages ce paysage divin. Arrêt à Apollo Bay. Il n’y a rien à Apollo Bay… justement, ça tombe bien, nous ne voulons rien ! Un petit motel en face de l’Océan. Une mamie qui nous a préparé un steak juteux et des grosses pommes de terre ! Et demain la route qui continue… Si c’est pas ça le bonheur !
Via Mount Gambier et son lac volcanique, nous arrivons au troisième jour de route à Hahndorf. Comme le nom l’indique, ce sont des émigrants allemands qui ont peuplé en premier cette région. Maison à colombages, villages proprets, on pourrait parfois se croire en Bavière ! Le surlendemain, après une journée étape, nous partons à la découverte des régions viticoles. La Clare Valley, c’est un peu la Napa Valley en Californie. Nous dégustons avec modération et achetons quelques caisses de vin en prévision des barbecues à venir. A Port Agusta, nous pénétrons dans ce que les Australiens appellent l’Outback, c’est-à-dire l’arrière pays. Nous montons sur la Stuart Highway. C’est la route qui divise le continent en deux. C’est leur route 66, leur colonne vertébrale. Première bonne surprise, il n’y a presque plus de poids lourds ! La voie ferrée qui était en construction est achevée et les transports ont pris la voie du rail ! La deuxième bonne surprise, c’est que, vu qu’il n’y a plus beaucoup de camions, il n’y a nettement moins de kangourous morts et donc d’aigles qui mangent les carcasses éventrées ! Enfin le temps est toujours au beau fixe et la météo ne voit que du bleu !
De Port Augusta à Coober Peedy, il y a 548 km. Nos premières lignes droites, nos premiers “Road House”, nos premiers contacts avec la population laborieuse ! Coober Peddy est la plus importante mine d’opale d’Australie. Ce nom vient de l’aborigène “kupa piti” qui signifie “homme blanc dans un trou”. C’est en effet par des trous d’un mètre de large, mais de 30 mètres de profondeur que les chercheurs de pierres précieuses creusent des galeries à la recherche du filon qui leur procurera richesse et prospérité. Attention à ne pas glisser ! Pour échapper à la chaleur écrasante du désert (35° à 57° pendant 8 mois de l’année), la plupart des maisons de ce lieu a été aménagé dans d’anciennes galeries souterraines, des “dugouts”.
Sur la route de Glen Helen, nous nous arrêtons faire le plein d’essence à Stuarts Well. Dans le bar, le propriétaire du lieu y fait chanter un Dingo ! Debout sur son piano, il accompagne une jeune touriste blonde improvisée pianiste. Je ne sais pas si le chien sauvage chantait faux parce que la musicienne était mauvaise, mais en tous cas ses hurlements m’ont glacé le sang ! Après nous être renseignés sur la présence de crocodiles, nous nous baignons dans une gorge étroite à Glen Helen. Un petit Ricard emporté dans nos bagages puis un barbecue organisé par le propriétaire du Lodge. Motel au confort moyen sans doute, mais nous nous en satisfaisons. Nous ne sommes pas venus en Australie pour visiter les Hilton. Dans la cour du motel, le proprio nourrit son varan ! Au petit matin, la plupart d’entre nous s’offrent un survol de la région en hélicoptère. Troupeaux de chevaux sauvages et puis surtout une perspective nouvelle de cette région géologiquement surprenante.
Déjà 18 jours que nous avons quitté la vieille Europe. Nous reprenons la route. A Wycliffe, nous prenons notre repas de midi. Il s’agit d’un roadhouse où manifestement on croit ferme en l’existence des petits hommes verts. Des dizaines d’articles de journaux témoignent de l’atterrissage d’ovnis dans cette région ! Plus loin à Devil Marbles, nous découvrons d’immenses amas de roches rondes, seul point d’intérêt avant Tennant Creek. Sous la chaleur écrasante, les Aborigènes s’abritent à l’ombre filtrée d’un eucalyptus. Ils ont de longues jambes maigres et se tiennent debout une jambe droite et l’autre repliée. A Tennant Creek, nous sommes accueillis par le “Outback Motorcycle Club”. Nous sortons le pinard acheté dans la Clare Valley et sympathisons bien rapidement avec ces bikers du bout du monde. Aujourd’hui, nous attaquons la plus longue des étapes : 663 km vers Mount Isa. Après une longue remontée vers le sud, nous bifurquons à angle droit vers l’est. Le groupe éclate. Il y a plus d’une heure entre les premiers et les derniers. Chacun veut vivre ce moment de grande solitude à sa manière.
Dernière longue étape qui nous mène à Undara dans un parc national volcanique. Pour y arriver, nous devons emprunter le seul tronçon non macadamisé de tout notre voyage. Environ 7 km sur la terre durcie. «Un petit sacrifice les gars, roulez ensemble ! Désolé pour la poussière, mais cela va faire une photo d’enfer….» Des coulées de lave ont creusé des galeries sur des dizaines de kilomètres. Par endroits, ces tubes (lava tubes) se sont effondrés et permettent la visite. La fraîcheur et l’humidité de ces biotopes ont contribué au développement de micro-forêts tropicales. A Undura, nous dormirons dans des wagons de chemin de fer, style orient express, amenés là par le premier propriétaire du parc. Les romantiques et les amoureux sont gâtés !
Dans l’avion qui nous ramène à Paris après 29 jours d’errance, les participants ont l’âme qui galère. Il va falloir se réhabituer à la civilisation, reprendre le travail, redevenir celui qu’on était avant de partir… Non, plus jamais ! Ce voyage nous a trop bouleversés, nous ne serons plus jamais les mêmes ! Jamais plus !
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